Le mouvement en deuil

La cérémonie à la mémoire de Lucia Kowaluk se tiendra le dimanche 17 février

Large lucia kowaluk

La cérémonie en hommage à Lucia Kowaluk, militante de la justice sociale et de l’environnement, décédée le 1er février à l’âge de 84 ans, se tiendra le dimanche 17 février à 15h à l'auditorium Jeanne-Mance de l'Hôtel-Dieu (3840, rue Saint-Urbain).

Musique et témoignages marqueront cette cérémonie à laquelle sont conviées toutes les personnes souhaitant lui rendre hommage. Suivant la volonté exprimée par Lucia, les personnes désirant témoigner leurs sympathies par une offrande sont invitées à privilégier un don au Comité de citoyennes et citoyens de Milton Parc plutôt que des fleurs.


Une femme au parcours remarquable

Récipiendaire de nombreux prix, dont l’Ordre du Canada, l’Ordre national du Québec et le prix Thérèse-Daviau de la Ville de Montréal, la travailleuse sociale de formation s’est surtout fait connaitre dans le mouvement coopératif pour son engagement dans la bataille pour sauvegarder le quartier Milton Parc. Elle a participé à la mobilisation citoyenne pour empêcher la démolition du quartier, puis pour réaliser la Communauté Milton Parc, la plus grande concentration de logements communautaires au Canada, avec 22 coopératives et 6 OSBL.

La FECHIMM lui avait rendu hommage lors de l’AGA 2018. Le conseil d’administration désirait souligner son engagement remarquable dans le mouvement des coopératives d’habitation et dans le milieu communautaire en général. Lucia Kowaluk n’avait pu recevoir son prix en main propre, son état de santé ne lui permettant pas d’assister à l’assemblée de la FECHIMM.

Avant que sa santé ne se dégrade, Lucia Kowaluk était encore très impliquée dans sa communauté. En 2015, au sein de la Coalition communautaire Milton Parc pour l’accès au logement et à la santé, elle menait la lutte pour éviter que les deux hôpitaux du quartier, l’Hôtel-Dieu et l’Institut thoracique, ne soient simplement vendus à des intérêts privés.

Elle militait pour qu’on y aménage des logements pour des personnes pauvres et des sans-abri. « Au-delà des raisons morales, des raisons économiques devraient nous inciter à résoudre les problèmes de l’itinérance», disait-elle, notant que « laisser une personne dans la rue coûte quatre fois plus cher à la société que de lui fournir un toit.»


D’autres accomplissements

La contribution de Lucia Kowaluk ne s’est pas limitée au secteur de l’habitation. Cofondatrice du Centre d’écologie urbaine de Montréal (CEUM), cette Montréalaise d’origine américaine a également contribué à la fondation d’un centre pour les sans-abri dans l’église Saint-James et à la création de Chambreclerc, un organisme qui fournit des appartements et des cuisines collectives pour des sans-abri.

Elle s’est aussi impliquée dans des projets de logements sociaux, notamment pour de jeunes prostitués montréalais ainsi que dans la création du Centre communautaire Strathearn dans le quartier Milton Parc.

« Le sourire de Lucia, sa fougue, son énergie et son engagement sans faille envers les laissés pour compte ont marqué tous ceux et toutes celles qui l’ont connue et continueront d’être une source d’inspiration », a écrit le président du conseil d’administration de la FECHIMM, Luc Brisebois, dans le message de condoléances adressé à son compagnon de vie et de militantisme, Dimitri Roussopoulos.