Élections municipales

LA FECHIMM PROPOSE DES MESURES POUR CONTRER LES IMPACTS NÉGATIFS DU MARCHÉ IMMOBILIER HAUSSIER

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La FECHIMM participera à la prochaine campagne électorale municipale à Montréal, à Laval et dans les autres municipalités de son territoire. Craignant les risques de surchauffe immobilière dans la région métropolitaine, elle propose des solutions afin d’éviter une crise du logement comme celles vécues dans d’autres villes canadiennes.

Si la hausse des prix dans le secteur immobilier peut être une source de réjouissance pour les vendeurs d’immeubles, il en est tout autrement pour les ménages à faible revenu et les coopératives d’habitation. Ces dernières n’encaissent que les inconvénients des hausses d’évaluation foncière, de taxes et conséquemment de loyers, tout en ayant à gérer une demande déjà trop forte par rapport à l’offre de logements sociaux et communautaires.

La FECHIMM craint qu’à l’instar d’autres villes, la croissance du marché rende le logement encore plus inabordable dans plusieurs quartiers. Pour contrer cet effet, elle revendique la création de banques municipales de terrains et de bâtiments afin de favoriser le développement de coopératives d’habitation locatives ainsi que la mise en œuvre de mesures pour décontaminer ces terrains.

Selon la Fédération, les 3 M$ sur trois ans que Montréal entend consacrer pour de telles acquisitions sont nettement insuffisants. Quant à Laval, on ignore toujours comment sera mis en œuvre l’engagement de créer des réserves foncières prévu dans sa nouvelle politique sur le logement.

Une reconnaissance fiscale afin de maintenir les loyers bas

Pour la Fédération et les quelque 460 coopératives qu’elle regroupe, il est également impératif que les candidates et candidats reconnaissent la mission sociale des coopératives d’habitation et s’engagent dans leur prochain mandat à promouvoir, défendre et mettre en œuvre une taxation différenciée pour les coopératives d’habitation.

« Il est inéquitable que nos coopératives, qui ne peuvent légalement redistribuer de profits de vente à leurs membres comme un propriétaire privé, soient taxées sur la même base que le marché privé. En vertu de la Loi sur les coopératives, les immeubles coopératifs ne peuvent être un investissement immobilier profitable comme ils le sont pour un acteur privé traditionnel. C’est, et cela doit rester, une offre de logements sociaux et communautaires dédiée à des ménages à revenu faible ou modeste », soutient le président de la FECHIMM, Luc Brisebois.

Une gouvernance participative et démocratique

Le maintien du droit citoyen de se prononcer par référendum sur les projets d’urbanisme et l’utilisation proactive des processus de consultation permettant de prendre en compte le point de vue de la population affectée par ceux-ci sont aussi réclamés par la FECHIMM. L’abolition du droit au référendum avec l’adoption de la Loi 122 constitue un net recul démocratique, malgré l’introduction d’un amendement obligeant les villes à se doter d’une politique de consultation citoyenne.

Les membres des coopératives d’habitation sont invités à jouer un rôle actif dans la campagne en interpelant les candidates et candidats sur les enjeux prioritaires pour le mouvement coopératif en habitation.

Section spéciale Élections municipales 2017

Vous trouverez plus de renseignements sur les positions de la FECHIMM et sur les façons de participer à la campagne en en consultant notre section spéciale Élections municipales 2017.