LES DEMANDES DES COOPÉRATIVES D’HABITATION MEMBRES DE LA FECHIMM

Large 3399 pensons coops jeunes vf

Selon les résolutions adoptées par l’assemblée générale 2019


RECONNAISSANCE JURIDIQUE DU DROIT AU LOGEMENT

Le logement devrait être reconnu comme un droit fondamental au même titre que la santé et l’éducation. Actuellement, au Canada, le logement est avant tout une marchandise qui fait l’objet de spéculation dans le marché privé, et ce, aux dépens des besoins de base de la population. Le logement social représente à peine plus de 4 % de l’ensemble du parc de logements.

C’est pourquoi nous réclamons que le Canada reconnaisse formellement le droit au logement à l’intérieur d’une loi spécifique. Cette loi devra obligatoirement contenir des objectifs et des échéanciers visant l’élimination de l’itinérance ainsi que l’accès à un logement convenable, conformément aux obligations du Canada en vertu du droit international relatif aux droits de la personne et aux objectifs de développement durable.

La loi doit en outre comprendre des mesures assurant le financement des organismes œuvrant pour le droit au logement, y compris les organismes régionaux et nationaux, tels que les fédérations de coopératives.

DES PREMIERS PAS, MAIS PAS ENCORE UNE LOI SUR LE DROIT AU LOGEMENT

Cette année, après une longue consultation, le gouvernement a inséré quelques articles dans le projet de loi omnibus C-97 portant sur le budget. En vertu de ces articles, il s’engage uniquement à maintenir en vigueur une stratégie nationale sur le logement axée sur les besoins des populations vulnérables et à créer de nouveaux mécanismes de responsabilisation, tels qu’un défenseur du logement et un Conseil national du logement.

CITATION

« On peut tracer un lien direct entre la dignité d’avoir accès à un logement et l’éducation des enfants, la santé et la sécurité d’emploi ».

Evan Siddall, PDG de la SCHL


RÉTABLISSEMENT ET MAINTIEN DES SUBVENTIONS AUX MÉNAGES À FAIBLE REVENU DANS LES COOPÉRATIVES EN FIN DE CONVENTION

Le gouvernement fédéral doit rétablir les subventions qui ont été abolies dans les coopératives dont la convention s’est terminée avant le 1er avril 2016 et garantir le maintien des subventions au-delà de la date limite annoncée du 31 mars 2028 tant pour les coopératives existantes que pour les nouvelles coopératives qui seront développées d’ici là.

Dans la région métropolitaine de Montréal, 44 coopératives ont perdu les subventions attribuées à leurs membres à faible revenu parce que leur convention d’exploitation s’est terminée avant le 1er avril 2016. Pour les coopératives dont la convention se termine après le 1er avril 2016, le gouvernement fédéral ne s’engage à les maintenir que jusqu’au 31 mars 2028.


DÉVELOPPEMENT DE 600 000 NOUVEAUX LOGEMENTS SOCIAUX ET COMMUNAUTAIRES

Le gouvernement fédéral reconnaît lui-même que 1,7 million de ménages éprouvent des besoins impérieux en matière de logement. Or, la Stratégie nationale sur le logement, qui doit se réaliser sur une période de 10 ans, ne prévoit la réalisation que de 125 000 logements neufs et la rénovation de 240 000 logements abordables et communautaires. Pour atteindre cet objectif, le gouvernement prévoit des subventions de 4,7 G$.

Nous considérons ces objectifs et ces moyens bien modestes en regard des besoins reconnus. C’est pourquoi nous réclamons du gouvernement qu’il majore de 2 G$ le budget alloué au développement et au redressement de logements sociaux et communautaires (coops, OBNL et HLM) et qu’il porte à 600 000 le nombre de nouveaux logements sociaux et communautaires qui seront réalisés d’ici 2035, que ce soit par de nouvelles constructions, la rénovation d’immeubles existants ou le recyclage de bâtiments.


SOLIDARITÉ AVEC LES PEUPLES AUTOCHTONES

Selon le recensement de 2016, 18,3 % des ménages autochtones éprouvent des besoins impérieux en matière de logement par rapport à 12,4 % des ménages non autochtones. Pour réduire l’écart entre ces taux, ce sont 38 000 ménages autochtones qui auraient besoin d’un soutien en milieu urbain et rural et dans les régions nordiques.

Les Autochtones sont aussi surreprésentés dans la population itinérante. De fait, en 2018, ils comptaient pour 12 % de la population itinérante « visible » à Montréal, alors qu’ils ne représentent que 0,6 % de la population générale.

C’est pourquoi la FECHIMM, en plus d’adopter une résolution indiquant sa solidarité avec les besoins en logement des peuples autochtones, a aussi appuyé la résolution du Caucus autochtone de l’Association canadienne en habitation et rénovation urbaine (ACHRU). Celle-ci exige du gouvernement fédéral l’élaboration d’une stratégie qui intègre l’objectif d’élever les standards de l’habitation autochtone à ceux que connaissent l’ensemble des Canadiens d’ici dix ans.


Pour plus d'information

Vous avez des questions ?

Écrivez-nous ou contactez nous par téléphone au 514 843-6929, poste 223.